mardi 6 avril 2010

Myanmar ... 2e partie

Après avoir hésités longuement, nous avons finalement décidé de poursuivre notre périple vers Bagan. C’est après deux bus et 13 heures de voyagement que nous sommes arrivés à l’hôtel vers 12h30 am. Comme il y a rarement plus de trois heures d’électricité par jour, nous avons dû nous installer à la lueur de notre lampe frontale. Le lendemain, nous avons loué des vélos avec Corina et Andy (le couple suisse) ainsi qu’un américain et nous nous sommes promenés à travers cette ancienne cité. Le site s’étend sur 26 miles carré où plus de 2000 pagodes se côtoient allant des plus modestes aux plus impressionnantes. Il est malheureux que plusieurs familles aient dû être déportées récemment des lieux, mais le résultat a, tout de même, eu pour effet de mettre en valeur ces magnifiques structures datant, pour certaines, de plus de 1000 ans.



Nos balades en vélo ont été particulièrement agréables et le relief, assez plat, nous a permis d’apprécier la juxtaposition des pagodes le long de la route, le tout sans trop se fatiguer. Toutefois, la température tout de même assez chaude et certaines routes hors piste en sable que Mathieu nous a fait prendre (des shorts cuts!), nous ont bien fait suer!

Notre deuxième journée s’est toutefois terminée avec deux joueurs en moins… Caroline a eu une crevaison et Andy, probablement une dizaine, en ayant voulu traverser un boisée de ronces pour sauver un peu de temps. Andy et Caroline sont donc revenus paisiblement sur le « pouce » pendant que les autres ont dû dépenser leur dernière réserve d’énergie pour rentrer à l’hôtel en pédalant.





Comme dernière destination dans le pays, nous devions nous rendre au Lac Inle. Nous attendions ce moment avec beaucoup d’enthousiasme et disons que les environs ne nous ont pas déçus. Comme la majorité des touristes à petit budget, nous nous sommes logés à Nyaungshwe, situé en bordure d’un canal se jetant dans le lac à quelques kilomètres de là. Le petit village est particulièrement tranquille, mais très agréable. Pour notre deuxième journée, nous avons loué des vélos afin de se promener dans les environs et se rendre au lac. Nous avons, toutefois, été distraits par un vignoble le long de la route qui a retardé quelque peu notre promenade! Après avoir goûté à leurs vins plutôt médiocres, nous sommes rembarqués sur nos vélos et avons poursuivi notre chemin pour finalement apercevoir le lac !

Le lac, long de 20 km, est entouré de montagnes et parsemé de petites maisons sur pilotis habités par différentes tribus. Sur les eaux calmes du lac nous pouvons apercevoir des pêcheurs œuvrant sur leur bateau ainsi que les habitants se déplaçant sur leur petit canot en se propulsant avec leur jambe. Malheureusement, les bateaux à moteur commencent à prendre légèrement le dessus, mais le paysage demeure encore tout à fait charmant et unique. Pour le dîner, nous avons dû être transportés, en canot, du pont jusqu’au restaurant, car il n’y a aucun autre moyen de se déplacer sur le lac.

Pour notre dernière journée dans la région, nous avons loué un bateau avec nos amis suisses afin d’explorer le lac. Notre tour nous a majoritairement menés d’ateliers-boutiques en ateliers-boutiques, mais l’expérience fut tout de même particulièrement intéressante. Les différents villages rangés le long des canaux sont assez typiques et plutôt agréables. La plupart habitent de jolies maisons à une ou deux étages en bois ou en bambou qui ne sont pas dénuées de style. La population est très bien organisée et ils en sont même venus à cultiver d’énormes jardins suspendus sur l’eau pour subvenir à leurs besoins.

Notre périple au Myanmar a été très intéressant et nous sommes extrêmement heureux d’avoir découvert ce pays encore peu connu. Malgré que certains attraits « majeurs », à eux seuls, ne vaillent pas le déplacement dans le pays, des sites comme la pagode de Shwedagon, Bagan et le lac Inle complémentés avec la gentillesse, l’enthousiasme et la générosité des habitants nous ont procuré plusieurs souvenirs inoubliables. Il est, toutefois, difficile de ne pas remarquer que le comportement de certains habitants, près des zones touristiques principales, commence à se modifier pour ressembler de plus en plus à celui de d’autres pays plus fréquentées. Ceci nous questionne donc sur la pérennité de leur candeur dans le futur …