Arrivés à Ho Chi Minh (anciennement Saigon), nous avons été assez surpris par le calme qui régnait à la sortie de l’aéroport. Contrairement à bien des endroits, nous avons pu tranquillement nous rendre jusqu’au terminal des vols domestiques afin de tenter de trouver un meilleur prix pour se rendre en ville, le tout sans se faire encercler par des dizaines de chauffeur. Après en avoir trouvé un qui acceptait d’utiliser le compteur, nous sommes partis en direction de notre hôtel. Nous avions préalablement été avertis par plusieurs voyageurs qu’il fallait se méfier des Vietnamiens, car certains tentent d’arnaquer les touristes de diverses façons. Ce qui devait arriver, arriva! Nous avons d’abord été déposés devant le mauvais hôtel, nous avons ensuite dû nous obstiner avec le chauffeur qui tentait de nous faire payer le coupon de stationnement de l’aéroport et qui nous a finalement joué la carte de celui qui n’a pas de monnaie. C’est donc avec beaucoup de patience et un peu d’entêtement que nous avons finalement réussi à payer que le montant indiqué sur le compteur et nous sommes partis à la recherche d’un hôtel.
Ho Chi Minh City (HCMC), la capitale du Vietnam du sud, est une grande ville sans charme particulier, mais qui est toutefois assez agréable. Elle abrite aussi le musée de réminiscence de la guerre du Vietnam de 1959 à 1975. Il semblait donc incontournable de le visiter, ce que nous fîmes dès notre arrivée. Ce musée renferme beaucoup d’informations et de photos intéressantes, mais le site est malheureuse extrêmement mal structuré et le contenu est clairement tendancieux et partisan. Nous sommes donc ressortis avec quelques fragments d’information, mais sans une compréhension beaucoup plus approfondie.
Pour notre deuxième journée, nous avons décidé d’aller explorer les tunnels de Cu Chi à quelques kilomètres de Saigon. Les quelques 200 km de tunnels construits par les Viet Cong (rebelles du nord et du sud) se sont révélés être un atout hautement stratégique durant la guerre afin de faciliter le contrôler des zones rurales en bordure de Saigon. Toutefois, les américains ayant massivement bombardé la région, il ne reste plus que quelques exemples de cette ancienne cité sous-terraine. Quelques tunnels sont visitable afin de permettre aux touristes d’expérimenter ces petits passages à l’intérieur desquels des milliers de gens ont habité durant plusieurs années. Il est aussi assez intéressant de réaliser tout ce qui a été pensé et conçu avec des moyens presque inexistants (bouche d’aération, piège avec matériaux recyclés, gestion de la fumée de cuisson, etc.). Il est toutefois malheureux que leur imagination n’ait pas servi à une meilleure cause
Après notre court séjour à HCMC, nous nous sommes envolés jusqu’à Phu Quoc, la plus grosse île du Vietnam située complètement au sud-ouest du pays. Notre séjour sur le bord de la plage fut bien agréable, en plus d’avoir été agrémenté par la rencontre de trois américains d’origine polonaise avec qui nous avons partagé quelques bouteille de vin vietnamien (pas fameux, mais pour 2.50$ la bouteille, on s’en contente!). Le seul accroc c’était les nombreuses méduses bleues-noires qui pataugeaient un peu partout, mais nous en sommes ressortis sains et saufs!
Voulant être au Cambodge pour le nouvel an (du 14 au 16 avril), nous sommes restés que trois nuits sur l’île, puis avons dû prendre un traversier et un bus pour se rendre jusqu’à Chau Doc, près de la frontière. Le lendemain matin, nous avons repris un autre bateau jusqu’à Phnom Penh, puis finalement un bus jusqu’à Siem Reap.`
Fait divers sur le Vietnam : Près du quart de la population porte un genre de masque chirurgical en tout temps, probablement pour se protéger de la pollution. L’ayant carrément intégré dans leur style vestimentaire, certains arborent des motifs et des couleurs variés.




