Nous sommes ensuite partis en direction de Eshowe, une petite ville Zulu. Nous ne savions pas trop à quoi s’attendre, ni combien de jours nous allions rester. En arrivant, nous avons été un peu surpris de voir que c’était plus développé que ce à quoi nous nous attendions, car l’objectif d’aller à cet endroit était de vivre un peu la culture Zulu. La journée de notre arrivée, le propriétaire de l’hôtel nous a organisé un programme sur quatre jours lorsque nous ne savions même pas si nous allions en passer plus d’une ! Vendredi : visite d’un musée, randonnée, spectacle de danse Zulu, party d’Halloween (pas déguisé!). Samedi: marché local et tour de ponton (offert par le proprio). Dimanche : festival annuel religieux Zulu ! Le plan a donc été exécuté dans sa totalité ! Le vendredi, lors du party d’Halloween, nous avons aussi rencontré un couple de Sud-Africain (blanc) et leurs amis qui nous ont ensuite sorti dans un petit bar sportif à Eshowe. C’est une version africaine du défunt « Crocodile » ! Nous avons eu beaucoup de plaisir et Caroline a même essayé de leur montrer à danser le continental sur fond de musique de Shania Twain. C’est des fans inconditionnels de Shania ! Jearika et Jurie (le couple de Sud-Africain) nous ont invité à un vrai braii Sud-Africain (BBQ sur feu de bois) ! Le père de Jearika nous a servi du bœuf, de l’agneau, des saucisses de kudu (une genre de gazelle chassée en Afrique du Sud) et du poulet ! Toutes les viandes étaient cuites avec de la sauce Worschestire et du sel braii et servi avec de la sauce piri-piri. Ce fût vraiment DÉLICIEUX ! La viande a tellement meilleur goût ici, on dirait qu’elle est moins bourrée d’hormones. Nous étions vraiment contents de pouvoir partager des moments avec des Sud-Africains, car ce qui est aussi intéressant c’est de tenter de comprendre un peu la situation sociale et politique du pays. Nous avons eu l’occasion de discuter avec certaines personnes (seulement des blancs toutefois) et nous pouvons dire que la ségrégation raciale est encore très palpable, mais qu’il est très difficile de bien saisir la dynamique et l’évolution des choses d’autant plus que nous avons discuté principalement qu’avec des blancs. Peut-être que d’ici la fin du voyage nous aurons la chance d’en discuter aussi avec des noirs pour avoir une vision plus globale de la situation.
Dimanche, nous sommes allés au festival religieux de Shambe. Cet événement dure 3 semaines dans la région une fois par année et dimanche était la dernière et plus importante journée de l’événement. Afin de respecter les traditions, nous avons dû nous promener pieds nus, Caroline devait porter une robe ou une jupe et nous ne devions pas porter de chapeau. Shambe est en fait un représentant de Dieu pour le peuple Zulu et ils en sont maintenant à leur 4e Shambe (ils se remplacent de père de fils). Il aurait apparemment refait certains miracles initialement fait par Dieu (guérir un handicapé et repousser les eaux de la mer lors d’une tempête). Shambe prône un genre de christianisme adapté aux traditions zulu. Lors de la première partie de l’événement les milliers de zulu ont remis des offrandes à Shambe (chèvres ou autres), ils ont prié puis ils ont fait bénir certaines choses par Shambe (vaseline, savon, etc.). Ensuite, ce fut les danses traditionnelles avec les costumes et tout. Les danseurs étaient divisés en quatre groupes : les hommes mariés, les femmes mariées, les femmes non mariées et les hommes non mariés. C’étaient vraiment impressionnant d’autant plus que nous étions les seuls blancs dans toute la place. Disons qu’on ne passait pas inaperçu; les gens ne voulaient pas s’asseoir devant nous pour ne pas nous bloquer la vue et certains zulu ont même pris des photos de nous!
Nous partons maintenant vers le Drakensberg, une chaîne de montagne sur la frontière avec le Lesotho. Ça semble être le paradis du « hiking », alors nous y passerons probablement quelques jours.
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