La vieille ville d’Hoi An, site héritage de l’Unesco, réunie de nombreuses maisons d’époque alignées le long de petites rues étroites. Il est extrêmement agréable de s’y promener en vélo et le soir, à la lueur des lanternes de papier, l’atmosphère de la ville dégage une sérénité presque romantique. La ville est aussi très bien située à proximité d’une grande plage de sable blanc, facilement accessible en longeant les champs de riz le long de la route.
En plus d’admirer les beautés de la ville, plusieurs touristes profitent de leur passage à Hoi An pour se faire confectionner des vêtements ou des souliers sur mesure. En fait, la ville est bondée de boutiques de tailleur où l’on vous offre des robes, des habits, des souliers, des sacs à main ou tout ce qui peut être copié! Toutefois, il faut être très vigilant, car certains s’improvisent tailleur sans en avoir les qualifications... Résultat: plusieurs touristes se font régulièrement confectionner des horreurs! Nous avons donc fait plusieurs recherches sur les endroits recommandés tout en magasinant les prix. Après avoir passé une journée exploratoire, nous avons commandé quatre costumes, dix chemises, cinq paires de chaussures, un manteau, un short et un pantalon. La partie agréable est, toutefois, de courte durée, car après avoir placé sa commande, on doit retourner à maintes reprises pour effectuer les multiples ajustements. Nous avons donc passé l’ensemble de nos journées à courir les rendez-vous entre les différents magasins et à s’obstiner avec certains d’entre eux pour obtenir les corrections nécessaires. Conclusion : le résultat est correct, mais inégal et le processus est laborieux et requiert énormément d’énergie. Au final, nous étions contents de plusieurs de nos items sans, toutefois, vouloir revivre l’expérience à nouveau!
Après cinq jours de magasinage, nous avons repris un bus de nuit vers Ninh Binh, situé dans le nord du pays. Pour la première fois, nous avons eu droit à de réelles couchettes, mais, au grand désespoir de Mathieu, elles étaient confectionnées selon les formats asiatiques! Nous nous sommes fait débarquer à 5h00 am, sous la pluie, sur le bord d’un boulevard désert d’où nous avons pris un taxi jusqu’au village de Tam Coc.
Nous sommes donc arrivés à notre hôtel avant le levée du soleil et nous nous sommes permis une petite sieste avant d’aller découvrir les environs. Afin de découvrir la région, aussi appelée la « baie d’Halong terrestre », nous avons loué des vélos et sommes partis nous balader sur les routes entourant la ville. D’énormes pics parsèment le paysage verdoyant et de jolies petits canaux serpentent les environs. Les paysages sont sublimes et le petit village particulièrement paisible.
Vers la fin de la journée, nous avons fait un tour de chaloupe propulsée par Mme Mai, une dame charmante, qui nous a menés jusqu’à trois grottes naturelles. Pendant plus deux heures, nous avons navigué entre d’énormes montagnes, le tout sans croiser un seul touriste. La troisième grotte est clairement la plus impressionnante avec ses 500 mètres de long, ses stalactites et ses quelques centaines de chauve-souris. Malheureusement, à quelques mètres du retour, nous nous sommes fait prendre par une pluie torrentielle qui nous a forcés à attendre plus de 20 minutes à l’abri dans une grotte. Nous avons finalement profité d’une accalmie pour retourner à l’hôtel, à toute vitesse sur nos vélos.
Dès le lendemain, nous avons pris le bus de 5h00 am vers Cai Rong, un peu plus à l’est. Le trajet s’est, dans l’ensemble, très bien déroulé à l’exception du contrôleur de bus qui a tenté de nous charger le double du prix en nous menaçant de nous sortir du bus. Nous étions, toutefois, parés à toutes éventualités, alors il a finalement cédé et nous nous sommes rendus à destination. De Cai Rong, nous avons pris le traversier jusqu’à l’île de Quan Lan. La région de Baie Tu Long possède, tout comme la Baie d’Halong, d’énormes pics rocheux surgissant de l’eau, mais l’endroit est beaucoup moins visité par les touristes. Le traversier, bien qu’il soit d’abord et avant tout un transport public, passe à travers ces pitons rocheux en nous offrant un spectacle assez extraordinaire. Encore une fois, nous avons eu droit à des images du Vietnam à son meilleur, tel que nous l’imaginions.
C’est après 5 heures de bateau que nous avons accosté sur l’île. Notre périple n’était, toutefois, pas encore terminé, car nous souhaitions nous rendre à la plage de Minh Chau, considérée comme la plus jolie de l’île. Les 15 kilomètres qui nous restait à franchir, nous ont permis d’admirer le soleil se couchant derrière les montagnes et posant ses derniers scintillements sur les champs de riz verdoyants. Finalement à destination, la plage de Minh Chau combla entièrement nos attendes avec sa grève de sable blanc entourée de vertes montagnes et qui offre encore, aujourd’hui, un environnement pratiquement sauvage.
Notre petit conte de fée s’est toutefois vite arrêté lorsque nous avons tenté de trouver un hôtel... L’hôtel où nous comptions séjourner étaient complètement vide, mais s’entêtaient à nous charger une somme astronomique pour la qualité de leurs chambres. La deuxième option était encore pire; ils nous offraient une chambre miteuse à un prix déraisonnable. De plus, dans les deux cas, ils ne semblaient simplement pas vraiment vouloir nous accueillir. Nous nous sommes donc rendu jusqu’à la plage pour voir si d’autres options s’offraient à nous. Nous avons trouvé un garçon, baragouinant l’anglais, qui a nous a proposé de dormir sur la plage ou dans un petite chambre très rudimentaire pour 10$. Nous avons décidé de prendre la petite chambre qui était, en fait, située dans un baraquement destiné aux employés de l’hôtel (premier hôtel) et sommes partis ensuite à la recherche d’un souper. Même scénario! Certains ont daigné nous répondre qu’on pourrait possiblement manger, mais le prix de la nourriture était complètement disproportionné. Étant de nature un peu orgueilleux et n’aimant pas tellement donner de l’argent à des gens qui se foutent de notre tête, nous nous sommes finalement régalés de tartines au « beurre de pinotte » et de quelques biscottes dans le confort de notre chambre un peu crasseuse! Vous devinerez que nous avons aussi mangé des tartines le lendemain matin ne voulant pas répéter l’expérience. Par chance, le destin avait fait en sorte que nous ayons un peu plus de provisions qu’à l’habitude.
N’ayant pas tellement apprécié notre accueil et se sentant un peu coincés dans ce coin perdu, nous avons repris le « tuk-tuk » dès le lendemain matin vers le port afin de reprendre le traversier. L’expérience ne nous aura, toutefois, pas coûté trop cher, car ayant reçu les instructions de rester discrets sur notre hébergement et n’ayant pas réussi à trouver le garçon de la veille, nous sommes donc partis sans payer… L’île : 0, Mathieu et Caro : 1 ! Tout compte fait, nous aurions probablement dû rester dans le village principal qui semblait finalement beaucoup plus sympathique et se balader en vélo dans les environs.
Nous avons dû attendre deux heures avant le départ du bateau, mais heureusement nous avions refait nos provisions de biscottes au village et nous les avons mangé avec un peu de beurre d’arachide qu’il nous restait pour le dîner. Nous en étions donc à notre troisième repas équilibré de suite! Maman, ne t’inquiète pas, j’ai aussi mangé une carotte et une banane!
Arrivés à Cai Rong, nous avons repris un bus local en direction d’Hanoi où nous sommes arrivés vers 20h30, après un autre 6 heures de voyagement.
Fait divers sur le Vietnam : La plupart des femmes portent des bas collants, des chapeaux, des chandails à manches longues et parfois même des gants malgré la chaleur. En fait, elles tentent désespérément de se protéger du soleil afin de conserver la peau la plus blanche possible.
Fait divers sur l’Asie : Tous les films sont traduits et doublés par une seule personne qui fait la voix de tous les personnages sur un ton toujours monotone.









