Les gens prétendent que Mumbai est une ville où la richesse et l’extrême pauvreté se côtoient au quotidien, mais à vrai dire c’est plutôt des pointes de richesse entremêlées d’un quotidien d’une ville du tiers-monde avec ses déchets, sa pollution et son bruit. Toutefois, il ne faut pas croire qu’elle soit sans intérêt, car il règne, dans certaines parties de la ville, une atmosphère décontractée et agréable, un peu comme lors d’une soirée chaude d’été à Montréal. En se promenant dans le centre de la ville, il est étonnant de voir le nombre d’immeubles magnifiques rappelant, pour la majorité, la colonisation britannique ainsi que les nombreux temples et mosquées relatant les diverses religions présentent dans le pays. Il est aussi agréable de se promener près la baie, entourée du centre-ville, mais où, malheureusement, il y a toujours une certaine brume de pollution qui rend le paysage un peu gris.
Cette ville de 15 millions d’habitants pullule de vie, mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’atmosphère ne nous a pas parue étouffante. L’étendue de Mumbai et la largeur de ses principales artères limitent assez bien le sentiment de surpopulation. Les grandes chaînes américaines et européennes sont certes venues profiter de la densité de population, mais le portrait de la ville est encore dessiné majoritairement par des stands itinérants et peuplé de petits restaurants où les habitants passent y boire rapidement un thé indien.
L’Inde doit aussi être découverte à travers ses traditions culinaires et notre initiation a été « brulante » ! Les menus des restaurants sont assez élaborés, mais nous sommes encore à l’étape d’interpréter les différentes options... et pour l’instant, tout brûle…! Les épices sont utilisées partout et ils vont même jusqu’à nous en offrir dans nos œufs le matin. Dans l’ensemble, nous mangeons assez bien et, à notre grand étonnement et au grand bonheur de Mathieu, nous avons même droit à de la viande.

Après avoir passé quatre jours à errer dans la ville de Mumbai, nous avons pris le train en direction d’Aurangabad. Nous avons passé huit heures à se faire regarder par les autres passagers qui semblaient être fascinés par notre présence et qui prenait même des photos de nous avec leur cellulaire en catimini. Le trajet s’est assez bien déroulé à l’exception de la sortie où nous avons dû laisser de côté nos manières nord-américaines pour nous permettre de s’éjecter du train, car des dizaines de personnes se bousculaient pour monter ou descendre, en même temps, créant, par le fait même, une certaine panique générale momentanée.




