mercredi 25 novembre 2009
La grande ville
Il est difficile de dire si le ratio riche-pauvre augmente plus on se dirige vers l’est, mais on peut certainement convenir que la région de Cape Town est beaucoup plus développé que les autres endroits que nous avons visités auparavant. Toutefois, il est difficile de ne pas remarquer les multiples townships (ghetto) en bordure de la ville qui nous rappellent le fossé énorme entre différentes classes sociales dans le pays.
En arrivant à Cape Town, notre plan initial était de se trouver un petit nid charmant et abordable pour neuf jours et graviter autour. Toutefois, étant un peu à la dernière minute, nous nous sommes retrouvés dans un Best Western plutôt moyen et assez cher. Le congélateur du frigo ne fonctionnait pas, l’air climatisée était déficiente, le supposé internet sans fil était hors fonction et notre deuxième salle de bain était finalement condamnée, le tout avec une magnifique vue sur la réception! Ayant espoir de trouver mieux, nous sommes aussitôt repartis le lendemain vers le sud de la péninsule, à Simon’s Town, où nous avons loué un petit chalet assez rudimentaire, mais sympathique. Les petits villages environnants sont extrêmement charmants avec leurs immeubles de style hollandais, leur petit port, leurs plages et un petit quelque chose qui rappelle certains villages de la côte est américaine. À notre arrivée, nous nous sommes précipités à la plage Boulders, qui est, en fait, une réserve nationale où l’on peut admirer les pingouins! Certains se font bronzer, d’autres pataugent dans l’eau ou se promènent à nos côtés.
Durant notre séjour dans la région de False Bay, nous avons visité le parc de Cape Good Hope, qui se situe complètement au sud de la péninsule du Cape. Comme tous les touristes, nous sommes montés jusqu’au phare de Cape Point. Plusieurs croient que Cape Point est le point le plus au sud de l’Afrique, mais en fait c’est le deuxième après Cap Aghulas, un peu plus à l’est. La vue d’en haut est magnifique, mais nous y sommes restés tout au plus 20 secondes, car c’était infesté de minuscules mouches qui nous collaient dessus. Mathieu s’est donc sauvé et a laissé Caroline prendre les photos. Quel homme brave! Nous nous sommes ensuite promenés, à pied et en voiture, dans le parc pour voir les différents points de vue.
Dans le but de continuer à admirer les magnifiques paysages de ce pays, nous avons aussi fait le « Chapman’s Peak drive » qui est en fait une route à péage de 10 km avec plusieurs aires de repos. Les 28 rands (environ 4$) en valaient le coup!
Après s’être bien reposés, nous avons repris la route vers la région des vignobles. Nous avons commencé nos visites dans la région de Stellenbosch où nous avons visité trois vignobles (Spier, Morgenhof, Neethenhof) et bu 15 différents vins! On peut vraiment dire qu’on a donné notre 100.08% !! Le lendemain, nous avons repris le travail (!) dans la région voisine, Paarl, où nous avons visité aussi trois vignobles (Nederburg,Laborie, Fairview) et testé vingt différents vins. Dans le dernier vignoble, nous avons goûté neuf différents vins accompagnés de fromages. Certains vins étaient vraiment excellents. Pour les intéressés, nous afficherons nos découvertes ainsi que les commentaires du sommelier dans les prochains jours sur le blog (contact des importateurs inclus). De façon générale, nous pouvons dire que nous avons adoré notre expérience, les vignobles étaient magnifiques, certains vins étaient un peu décevants, mais nous avons tout de même pu dénicher d’intéressants spécimens à importer.
Nous sommes maintenant revenus au centre-ville de Cape Town pour quelques jours avant de quitter vers la Namibie. Nos deux premières journées ont été synonymes de magasinage! En fait, nous avons décidé de tout acheter pour faire du camping dans nos deux prochains pays, car nous devrons être auto-suffisants pour quelques jours et les infrastructures sont supposément assez limitées… Nous sommes donc maintenant les heureux propriétaires d’une tente, d’un brûleur à deux ronds, d’une glacière électrique, de sleeping bag, d’un matelas gonflable, de chaudrons, etc. etc.etc. On est presque plus équipé qu’au terrain! Aussi étrange que cela puisse paraître, c’était tout de même moins cher que de tout louer, alors si on ne réussi pas à revendre nos affaires à la fin, au moins on rendra une petite famille heureuse.
Entre deux magasins, nous avons tout de même pu remarquer que la ville est assez charmante et qu’il y a certains quartiers où il semble y faire bon s’arrêter pour un verre ou un café. Nous quittons seulement samedi, alors nous avons encore deux jours pour en profiter.
mercredi 18 novembre 2009
Les plaisirs de l’océan!
Nous avons finalement passé cinq nuits à Coffee Bay puisque nous avions un peu de difficulté à quitter notre petite maison près de la mer ! Nous avons passé deux jours sur notre petite plage quasi-privée et une journée à la plage de Mdumbi, pas très loin de Coffee Bay. Voulant, toutefois, voir du paysage et se dégourdir un peu, nous avons décidé, par une journée nuageuse, de faire une longue marche de près de 20 km sur le bord de la côte jusqu’à « Hole in the Wall » qui est en fait une version sud-africaine du Rocher Percé. La marche était magnifique, mais elle a été un peu plus longue que prévue, car nous nous sommes égarés à quelques reprises. Nous avons d’abord confondu plusieurs fois le sentier avec des pistes de chèvres, puis nous avons finalement demandé notre chemin. On nous a conseillé de suivre la côté, ce que nous avons appliqué un peu trop à la lettre… Nous nous sommes donc retrouvés près d’un mur de rochers à la marée montante sans vraiment d’autres issues qu’une falaise escarpée! N’écoutant que son courage, Mathieu a voulu jouer les éclaireurs et est finalement revenu 15 minutes plus tard du haut de la montagne en retrouvant Caroline, encore une fois, en larmes croyant l’avoir perdu dans le courant (depuis sa première disparition en rafting, Mathieu semble y avoir pris goût!).
Nous sommes ensuite partis vers Cintsa où nous devions y rester deux nuits. Toutefois, le lodge où nous voulions rester était complet, alors nous avons arpenté la ville à la recherche d’un logis abordable, ce qui ne semblait pas être chose facile dans ce village clairement plus développé que les autres où nous avions passé. Encore une fois, la chance nous a sourit, car nous avons trouvé un 2e étage de maison avec vue sur la mer, deux salons, trois chambres, deux salles de bain et un balcon où nous avons convenu de rester pour trois nuits. Disons que c’était le grand luxe et qu’on se sentait loin du voyage de « backpacker », mais l’avenir nous réserve sûrement plusieurs hôtels miteux, alors nous en avons profité! Animés par le rêve d’enfance de Mathieu, nous nous sommes inscrits à un cours de surf de 3 heures ! Résultat : Caroline a réussi à monter sur son surf quelques fois et y ai demeurée plus de 2 secondes, une fois ! Mathieu lui, a réussi à surfer dès sa première vague (une première selon le prof) et a maintenu son progrès toute la journée. Il a même été baptisé comme le « meilleur surfer de tout le temps, pour une première journée » ! Nous avons vraiment adoré notre expérience, malgré la température peu clémente et les quelques courbatures et nous en referons certainement au cours du voyage.Poursuivant notre route vers Cape Town, nous nous sommes arrêtés au parc Tsitsikamma où nous avons dormi deux nuits. Le principale intérêt de ce parc est le fait qu’il se retrouve sur la côte et qu’il possède plusieurs sentiers de randonnée. Nous avons fait une longue marche de près de 15km en passant par une chute et longeant la côte. Ce fût une très belle marche et beaucoup mieux balisée que la dernière que nous avions faite !
Nous sommes ensuite repartis en direction de Gansbaii, à environ 2 heures de Cape Town où le principal intérêt est de plonger dans une cage pour voir les grands requins blancs!! À 7h30 ce matin, nous étions donc sur un petit bateau de 20 passagers, bravant les vagues et le courant, à la recherche de ces bêtes terrifiantes! En fait, la recherche n’a pas été très longue, car quelques minutes après avoir versé des restants de poissons morts dans leur jus, nous avons vu apparaître notre premier spécimen! Nous nous sommes donc empressés d’enfiler nos « wetsuit » pour descendre, par groupe de six personnes, dans la cage et ainsi, pouvoir profiter de ce moment unique.
Pour les attirer, le concept est de « pêcher » le requin avec un câble à bateau au bout duquel est attachée une tête de thon reliée à une bouée. Le requin se fait systématiquement retirer le poisson du bout du nez par un des membres de l’équipage. Nous trouvions qu’il était un peu risqué de jouer avec les nerfs du plus grand prédateur marin qui, quoi qu’un peu agacé, s’est toutefois retenu de passer sa frustration sur les pauvres petits plongeurs sans défense. À notre grand plaisir, les requins sautaient en dehors de l’eau pour attraper, au vol, leur proie. Les requins passaient, en fait, tellement près de nous que nous aurions pu les toucher. Nous aurions bien voulu… mais c’était interdit par les règlements!
Ce fut vraiment excitant et impressionnant de voir passer et repasser des requins, en pleine action, pendant plus d’une heure. Nous n’espérons toutefois pas les revoir lors de notre prochaine sortie en surf…!
Nous sommes maintenant arrivés à Cape Town pour la dernière étape de notre voyage en Afrique du Sud. Nous passerons probablement environ 9 nuits dans la région afin de profiter de la ville, des plages, de la nature, des bons restos et évidemment … de la région des vignobles! À suivre…
mardi 10 novembre 2009
Vacance sur la Wild Coast
La région du Drakensberg est vraiment magnifique, mais la température n’était pas vraiment de notre côté (très nuageux), alors nous y sommes restés que deux nuits. Durant notre séjour, nous avons quand même fait une randonnée de 6 heures (aller-retour) pour se rendre à l’amphithéâtre qui est en fait l’endroit le plus reconnu de la région. La marche a été superbe et les paysages durant l’ascension magnifiques, toutefois la récompense au sommet, assez moyenne en raison des nuages. Nous étions un peu déçus de ne pas avoir pu admirer l’amphithéâtre, mais c’est la réalité dans les montagnes durant la saison des pluies; la température est toujours imprévisible!
Comme la plupart des gens nous avaient parlé de la Wild Coast avec beaucoup d’enthousiasme et comme étant leur région préférée, nous avons décidé de précipiter notre départ vers la côte pour ainsi pouvoir y passer un peu plus de temps. Selon les recommandations de la propriétaire du lodge où nous nous sommes arrêtés sur la route vers la côte, nous sommes allés à Mpande un petit, petit village vraiment très loin! En fait de la route principale, nous avons dû rouler 20 km sur un chemin de gravel où les crevasses s’accumulaient plus les km avançaient. On se croyait à Maniwaki! Disons qu’avec une Yaris ce n’est pas facile, mais, par chance, nous avions de l’expérience (!), alors nous y sommes arrivés! L’endroit est tenu par un couple et une petite fille de 4 ans (Olivia) qui se sont donnés comme mission de respecter l’environnement et de s’impliquer dans la communauté. Par conséquent, il n’y avait pas d’électricité, pas d’eau chaude mis à part pour les douches où l’eau était chauffée, une fois par jour, par un feu de bois (pas encore à point toutefois…), toute l’eau est récupérée par l’eau de pluie, alors il faut y faire attention et les chiens sont nourris avec des restants de tables. Résultat : l’endroit est très mignon et on sent assez bien le « wild » (sauvage) de la côte, mais probablement pas suffisamment pour compenser la complexité inhérente au fait d’y vivre. Nous avons donc dormi à cet endroit deux nuits et puis, nous sommes partis pour Coffee Bay, un autre village sur la côté un peu plus développé.
Ça nous a pris plus de 4 heures pour se rendre dans ce petit village qui doit probablement être à moins de 20 km sur la côte à l’ouest de Mpande, mais comme il n’y a aucune route directe, nous avons dû revenir sur nos pas, puis emprunter une route (pavée, celle-ci) vers la côte qui était parsemée de nids de poule (et c’était bien pire qu’au Québec). À certains endroits, des gens tentaient de les remplir avec de la terre, mais le résultat est peu probant et il ne semble pas y avoir suffisamment de gens vaillants pour améliorer la situation de façon intéressante. Après avoir visité quelques lodges pas très convaincants et pas nécessairement près de l’eau, nous avons trouvé un petit hôtel un peu reculé avec une superbe vue sur l’océan Indien où nous avons loué une petite maison avec salon, cuisine, balcon et deux portes patio ! C’est vraiment super, alors nous avons décidé que nous resterons sûrement au moins 4 jours. Au programme : plage, lecture, cours de surf, marche et bons petits soupers arrosés. Depuis notre départ pour la Wild Coast, nous vivons sur nos provisions faites en chemin. Point de vue nourriture, tout se passe bien, toutefois nous n’avons pas suffisamment apporté de vin. Donc, pour la première fois dans notre vie, nous buvons des demi-bouteilles…..
Nous resterons peut-être encore quelques jours sur la côte, ici ou dans un autre lodge, puis nous entamerons la route vers Cape Town vers la fin de la semaine pour notre dernière semaine en Afrique du Sud avant la Namibie et le Botswana.
Comme la plupart des gens nous avaient parlé de la Wild Coast avec beaucoup d’enthousiasme et comme étant leur région préférée, nous avons décidé de précipiter notre départ vers la côte pour ainsi pouvoir y passer un peu plus de temps. Selon les recommandations de la propriétaire du lodge où nous nous sommes arrêtés sur la route vers la côte, nous sommes allés à Mpande un petit, petit village vraiment très loin! En fait de la route principale, nous avons dû rouler 20 km sur un chemin de gravel où les crevasses s’accumulaient plus les km avançaient. On se croyait à Maniwaki! Disons qu’avec une Yaris ce n’est pas facile, mais, par chance, nous avions de l’expérience (!), alors nous y sommes arrivés! L’endroit est tenu par un couple et une petite fille de 4 ans (Olivia) qui se sont donnés comme mission de respecter l’environnement et de s’impliquer dans la communauté. Par conséquent, il n’y avait pas d’électricité, pas d’eau chaude mis à part pour les douches où l’eau était chauffée, une fois par jour, par un feu de bois (pas encore à point toutefois…), toute l’eau est récupérée par l’eau de pluie, alors il faut y faire attention et les chiens sont nourris avec des restants de tables. Résultat : l’endroit est très mignon et on sent assez bien le « wild » (sauvage) de la côte, mais probablement pas suffisamment pour compenser la complexité inhérente au fait d’y vivre. Nous avons donc dormi à cet endroit deux nuits et puis, nous sommes partis pour Coffee Bay, un autre village sur la côté un peu plus développé.
Ça nous a pris plus de 4 heures pour se rendre dans ce petit village qui doit probablement être à moins de 20 km sur la côte à l’ouest de Mpande, mais comme il n’y a aucune route directe, nous avons dû revenir sur nos pas, puis emprunter une route (pavée, celle-ci) vers la côte qui était parsemée de nids de poule (et c’était bien pire qu’au Québec). À certains endroits, des gens tentaient de les remplir avec de la terre, mais le résultat est peu probant et il ne semble pas y avoir suffisamment de gens vaillants pour améliorer la situation de façon intéressante. Après avoir visité quelques lodges pas très convaincants et pas nécessairement près de l’eau, nous avons trouvé un petit hôtel un peu reculé avec une superbe vue sur l’océan Indien où nous avons loué une petite maison avec salon, cuisine, balcon et deux portes patio ! C’est vraiment super, alors nous avons décidé que nous resterons sûrement au moins 4 jours. Au programme : plage, lecture, cours de surf, marche et bons petits soupers arrosés. Depuis notre départ pour la Wild Coast, nous vivons sur nos provisions faites en chemin. Point de vue nourriture, tout se passe bien, toutefois nous n’avons pas suffisamment apporté de vin. Donc, pour la première fois dans notre vie, nous buvons des demi-bouteilles…..
Nous resterons peut-être encore quelques jours sur la côte, ici ou dans un autre lodge, puis nous entamerons la route vers Cape Town vers la fin de la semaine pour notre dernière semaine en Afrique du Sud avant la Namibie et le Botswana.
mercredi 4 novembre 2009
Petite incursion dans le monde Zulu
Nous sommes restés deux nuits à St-Lucia et une nuit à Cape Vidal (réserve privée à 30 minutes de St-Lucia) dans des petits chalets en bois rond tout équipé (les lézards inclus). Disons qu’on s’est payé un peu de luxe et qu’on ne pourra pas s’offrir ça pendant 8 mois, mais ça nous rappelait la maison ! Le principal intérêt de ces deux endroits est sans contredit l’estuaire du lac St-Lucia ainsi que l’océan Indien. Les plages sont magnifiques (presque qu’aussi belle qu’à Higgins Beach!) et s’étendent sur des kilomètres bordées par des montagnes tout autour. Ça peut peut-être sembler étonnant, mais la température ici n’est pas ce qu’on pourrait penser de l’Afrique; il fait beaucoup plus froid, c’est venteux et souvent nuageux. Toutefois, nous avons passé une très belle journée à Cape Vidal et le soleil était même de la partie. Nous avons marché longtemps sur la plage en évitant les milliers de crabes et nous avons fait un pic-nic les yeux dans l’océan. La belle vie, quoi !
Nous sommes ensuite partis en direction de Eshowe, une petite ville Zulu. Nous ne savions pas trop à quoi s’attendre, ni combien de jours nous allions rester. En arrivant, nous avons été un peu surpris de voir que c’était plus développé que ce à quoi nous nous attendions, car l’objectif d’aller à cet endroit était de vivre un peu la culture Zulu. La journée de notre arrivée, le propriétaire de l’hôtel nous a organisé un programme sur quatre jours lorsque nous ne savions même pas si nous allions en passer plus d’une ! Vendredi : visite d’un musée, randonnée, spectacle de danse Zulu, party d’Halloween (pas déguisé!). Samedi: marché local et tour de ponton (offert par le proprio). Dimanche : festival annuel religieux Zulu ! Le plan a donc été exécuté dans sa totalité ! Le vendredi, lors du party d’Halloween, nous avons aussi rencontré un couple de Sud-Africain (blanc) et leurs amis qui nous ont ensuite sorti dans un petit bar sportif à Eshowe. C’est une version africaine du défunt « Crocodile » ! Nous avons eu beaucoup de plaisir et Caroline a même essayé de leur montrer à danser le continental sur fond de musique de Shania Twain. C’est des fans inconditionnels de Shania ! Jearika et Jurie (le couple de Sud-Africain) nous ont invité à un vrai braii Sud-Africain (BBQ sur feu de bois) ! Le père de Jearika nous a servi du bœuf, de l’agneau, des saucisses de kudu (une genre de gazelle chassée en Afrique du Sud) et du poulet ! Toutes les viandes étaient cuites avec de la sauce Worschestire et du sel braii et servi avec de la sauce piri-piri. Ce fût vraiment DÉLICIEUX ! La viande a tellement meilleur goût ici, on dirait qu’elle est moins bourrée d’hormones. Nous étions vraiment contents de pouvoir partager des moments avec des Sud-Africains, car ce qui est aussi intéressant c’est de tenter de comprendre un peu la situation sociale et politique du pays. Nous avons eu l’occasion de discuter avec certaines personnes (seulement des blancs toutefois) et nous pouvons dire que la ségrégation raciale est encore très palpable, mais qu’il est très difficile de bien saisir la dynamique et l’évolution des choses d’autant plus que nous avons discuté principalement qu’avec des blancs. Peut-être que d’ici la fin du voyage nous aurons la chance d’en discuter aussi avec des noirs pour avoir une vision plus globale de la situation.
Dimanche, nous sommes allés au festival religieux de Shambe. Cet événement dure 3 semaines dans la région une fois par année et dimanche était la dernière et plus importante journée de l’événement. Afin de respecter les traditions, nous avons dû nous promener pieds nus, Caroline devait porter une robe ou une jupe et nous ne devions pas porter de chapeau. Shambe est en fait un représentant de Dieu pour le peuple Zulu et ils en sont maintenant à leur 4e Shambe (ils se remplacent de père de fils). Il aurait apparemment refait certains miracles initialement fait par Dieu (guérir un handicapé et repousser les eaux de la mer lors d’une tempête). Shambe prône un genre de christianisme adapté aux traditions zulu. Lors de la première partie de l’événement les milliers de zulu ont remis des offrandes à Shambe (chèvres ou autres), ils ont prié puis ils ont fait bénir certaines choses par Shambe (vaseline, savon, etc.). Ensuite, ce fut les danses traditionnelles avec les costumes et tout. Les danseurs étaient divisés en quatre groupes : les hommes mariés, les femmes mariées, les femmes non mariées et les hommes non mariés. C’étaient vraiment impressionnant d’autant plus que nous étions les seuls blancs dans toute la place. Disons qu’on ne passait pas inaperçu; les gens ne voulaient pas s’asseoir devant nous pour ne pas nous bloquer la vue et certains zulu ont même pris des photos de nous!
Nous partons maintenant vers le Drakensberg, une chaîne de montagne sur la frontière avec le Lesotho. Ça semble être le paradis du « hiking », alors nous y passerons probablement quelques jours.
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