Après un petit déjeuner bien traditionnel constitué de sardines épicées entourées de riz collant (Mathieu a dû aller se chercher 2-3 brioches à la boulangerie), nous avons pris le bateau en direction de l’hôtel Panorama sur l’île de Bunaken. L’hôtel nous avait été recommandé par notre nouvel ami et instructeur de plongé, Bertrand. Bunaken évolue dans un écosystème unique et est, en fait, l’un des meilleurs endroits au monde pour observer les fonds marins. En effet, l’endroit est entouré d’eaux profondes, alimenté d’un courant élevé en nutriments et son rivage est bordé de mangrove (arbuste poussant dans l’eau), ce qui explique la présence de plus de 300 types de coraux ainsi que de 3000 différentes espèces de poissons.
L’hôtel s’est avéré être très agréable et, bien que nous ayons mangé du poisson tous les midis et les soirs, les plats étaient très bien apprêtés et toujours accompagnés de légumes (et de riz!). Durant nos trois journées sur l’île, Mathieu a effectué trois plongées dont une consistait à aller voir une épave de bateau datant approximativement des années 50. À son grand plaisir, un requin de deux mètres (White reef shark) dormait sur le site. Nous avons aussi pu admirer un magnifique mur de corail de quelques centaines de mètres qui se prêtait aussi bien à l’apnée qu’à la plongée. Contrairement aux îles Togian, situées dans une baie, le courant y est beaucoup plus important et la visibilité parfois limitée, mais la quantité ainsi que la variété de créatures est particulièrement impressionnante. L’instructeur de plongée de Mathieu (Sven) s’est d’ailleurs fait un plaisir à leur montrer des organismes plus petits les uns que les autres, mais qui sont, semblerait-il, très rares pour ceux qui savent les reconnaître (et les apprécier). Nous avons beaucoup aimé notre séjour et, bien que les plages ne soient pas tellement paradisiaques, la vie marine abondante justifie amplement le détour.
Nous sommes par la suite retournés à Manado pour une nuit, car nous avions un vol vers Bali (Denpassar) le lendemain matin très tôt. Nous nous sommes donc levés à 4h00 am afin de prendre notre vol à 6h45 am pour finalement arriver à Bali vers la fin de l’avant-midi.
Il faut savoir que Bali est, en fait, une île et qu’à l’intérieur de ses 5600 km carrés, on retrouve plusieurs villes et villages assez distincts les uns des autres. Comme les opinions chez les touristes variaient assez dramatiquement, nous ne savions pas trop où s’installer pour notre dernière semaine. Nous avons finalement décidé de tenter notre chance à Kuta, malgré les divergences d’opinions. Kuta est en fait l’endroit le plus touristique de Bali et fort probablement de tout l’Indonésie. C’est aussi sur sa plage que le surf a fait sa première apparition en Asie. Ayant rencontré à nouveau dans l’avion un des couples de belge avec qui nous avions pris quelques bières aux îles Togian, nous nous sommes rendus au même hôtel qu’eux et avons partagé quelques repas tous ensemble.
Malgré avoir entendu beaucoup parler de la ville dans les derniers mois, nous avons tout de même été surpris de constater à quel point l’endroit est développé. On n’y retrouve plus un seul mètre carré qui ne soit pas occupé par un vendeur de souvenir, une boutique de vêtements Quicksilver, un magasin de surf ou un restaurant américanisé offrant des spéciaux sur la bière entre 16h et 20h. Il y a des tonnes de petites rues étroites qui s’entrecoupent où circulent voitures, scooters et piétons entre des kiosques offrant aux touristes de quoi dilapider leurs économies. Que ce soit, les t-shirts Bintang (marque de bière indonésienne), en passant par les sculptures en bois ou les ouvre-bouteilles en forme de pénis, on trouve de tout ! On se croirait presque à Old Orchard, mais avec une population généralement un peu plus jeune. En bordure de cette ville grouillante de vie s’étend une plage de quelques kilomètres divisée entre le quartier de Kuta, Legian et de Semiyak. La plage en soit est assez achalandée et peu propice à la détente, mais il est tout de même impressionnant de regarder les dizaines de « surfers » faire des prouesses sur les vagues. Comme nos amis belges s’amusaient à le dire, on a vraiment l’impression d’avoir droit à « Bali l’authentique » ou encore à « Bali la paisible »! Il y a certes encore une identité culturelle assez présente chez les habitants qui se reflète à travers leurs rites religieux, leurs offrandes journalières ainsi que leurs danses traditionnelles. Le tourisme de masse y fait toutefois fait quelque peu ombrage. Après deux jours dans ce coin de Bali, nous étions prêts pour autre chose, alors nous nous sommes dirigés vers Ubud, un peu plus au nord de l’île.
Ubud, quoique très touristique, attire un tourisme qui, contrairement à Kuta, semble y venir pour se reposer et tirer avantage du contexte enchanteur. Tous semblent avoir fait l’effort de rendre leur commerce attrayant et joli. Les hôtels sont construits autour d’un jardin verdoyant au centre duquel se retrouve souvent une piscine assez bien entretenue, les restaurants ont généralement un petit cachet charmant et les boutiques inspirent à la dépense. La ville est entourée de rizière et parsemée de temples discrets, mais plutôt jolis. À l’exception des chauffeurs de taxi qui vous demandent sans cesse « Taxi, please? », « You need transport? », « Taxi tomorrow, ok? » ou « Ok, let’s go! », l’endroit est plutôt agréable.
Pour nos dernières journées dans le pays, nous avions plusieurs plans alliant repos et contemplation, mais dame nature n’a malheureusement pas été très coopérative. En effet, pour la première fois de tout notre voyage, nous avons eu droit à trois journées de pluie et de nuages! Les conditions météorologiques nous ont donc simplement permis d’aller faire un tour de scooter dans les environs et de prendre quelques bières avec Jean-Philippe et sa copine (un ami de balle molle de Mathieu) qui était par hasard en vacance dans la région. Lors de notre balade en scooter, nous nous sommes arrêtés près d’un cratère de volcan ainsi que dans le plus vaste temple de Bali, le temple de Besakih. À notre retour vers Ubud, nous avons suivi un local en zigzaguant entre les voitures et camions afin de retrouver notre chemin. Les chauffeurs de Montréal sont mieux de bien se tenir! Notre séjour fût très agréable, mais nous avons dû, par moments, revêtir nos pantalons longs et nos imperméables pour nous protéger du froid. Résultat : notre bronzage a grandement été affecté…
L’Indonésie renferme une quantité importante d’éléments qui font de ce pays un endroit extrêmement intéressant à visiter. La sécurité y est bonne, la population est particulièrement sympathique et souriante (surtout au Sulawesi) en plus d’être généralement très honnêtes. Le pays possède plusieurs attraits magnifiques, malheureusement, les transports ne sont pas très optimaux (plutôt lents et mal organisé…). Par conséquent, les touristes doivent passer beaucoup de temps dans le pays afin d’y exploiter la majorité des attraits dispersés le long de ses milliers de kilomètres. Étant à la toute fin de notre voyage, nous avons concentré nos énergies sur l’île de Sulawesi, mais l’Indonésie est très certainement un endroit où nous souhaiterions revenir!
Et c’est ainsi que notre périple se termine. En fait, pas encore tout à fait… Voulant se simplifier le trajet du retour au maximum, nous avions réservé un l’hôtel à l’aéroport de Hong Kong avant d’entreprendre le long voyage. Toutefois, à notre arrivée à l’hôtel vers 21h30, la sympathique commis nous a gentiment annoncé que nous avions réservé dans un autre hôtel de la chaîne Regal, que la réservation ne pouvait être transférée et que le tarif de leur hôtel était beaucoup plus élevé (303$US). Après plusieurs minutes de discussions et quelques larmes (!), nous avons finalement réussi à obtenir le changement ainsi qu’une réduction substantielle sur le prix habituel de la chambre (plus de 40% de rabais). Nous avons donc passé les quelques heures qu’il nous restait dans une superbe chambre luxueuse. Après une assez bonne nuit de sommeil dans notre gigantesque lit aux draps immaculés, nous nous sommes rendus tranquillement à l’aéroport situé à quelques mètres de notre hôtel. Nous nous sommes mis en ligne dans l’interminable file d’attente de Delta Airlines pour finalement apprendre que notre vol était retardé de huit heures et demie (Caroline a encore laissé échapper quelques larmes…)! Ceci voulait donc dire que nous allions attendre toute la journée dans l’aéroport, mais surtout que nous allions arriver à Montréal vers minuit plutôt qu’à 15h30, tel que prévu. Ce voyage nous aura définitivement entraînés à gérer les revirements de situation et surtout à aiguiser notre patience!
Nous sommes présentement à Hong-Kong en attende de notre vol qui, nous l’espérons, nous transportera jusqu’à Détroit, puis à Montréal. Nous revenons à la maison avec la tête remplie d’images spectaculaires, de rencontres agréables, de moments intenses, mais surtout avec une image différente du monde et une curiosité toujours inassouvie. C’est un grand rêve qui pour nous se termine, mais qui laissera certainement la possibilité à d’autres rêves de prendre forme.
Fait divers sur l’Asie : Le couteau est un concept totalement inexistant. Par conséquent, tout doit être mangé avec des baguettes ou une fourchette et une cuillère.
LA FIN










2 commentaires:
Hourra!! Je suis la première à vous écrire un commentaire sur votre dernier texte!! J'aurais tant aimé vous accueillir à l'aéroport, mais bon...Avec l'heure tardive à laquelle vous allez arriver, je vais passer mon tour.
J'ai hâte de vous voir! Bon retour dans vos affaires!
Cat
xxx
Coucou les Quebequois,
On espere que vous etes bien rentres chez vous et que vous avez bien profite de votre derniere etape en Indonesie. Le voyage se termine aussi bientot pour nous, plus que 10 jours! Contents de vous avoir rencontre et peut etre a bientot en France, au Quebec ou ailleurs....
Fx et Amandine (Laos)
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